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Jazz

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Introduction de la danse jazz

 
Pour les spécialistes qui se sont penchés sur la question de l’origine de la danse jazz et qui la voient évoluer, il est extrêmement difficile de la définir correctement sans courir un risque d’être réductif.
La musique et la danse jazz caractérisent la liberté de l’individu, elles sont également l’expression de la douleur, de l'oppression, chargées de plaintes et de moqueries, d'ironie, de révolte et de revendications, elles ouvrent le droit au solo, à l'improvisation et à la liberté d'échanges. C’est à partir de cette philosophie qu’ont été façonnées les grandes danses vernaculaires noires américaines et cette façon de penser fut reprise par la communauté blanche et diffusée dans le monde entier. Cette philosophie part du Cake Walk, du charleston, du lindy hop pour en arriver au rock, au funk, au break dancing jusqu’au rap et au hip hop actuels. Il existe cependant une grand exception à cette manière de voir le jazz comme spontané qui est la danse scénique venant de Broadway, qui elle a été influencée par de grands chorégraphes novateurs venant la plupart du temps du « classique ». Ces chorégraphes, comme Georges Ballanchine ou Gérôme Robbins, n’avaient pas l’esprit d’improvisation caractérisant le jazz en généra, c'est-à-dire au sens africain du terme.

Nous pouvons donc voir dans les jazz une certaine opposition entre :
- Le Jazz: liberté du corps, improvisation, conception stricte noire afro américaine de la philosophie du jazz
- Le Jazz: danse théâtrale et scénique actuelle (qui n'est plus une improvisation)

Cette opposition s’explique par le fait que le jazz est né de la rencontre de deux cultures, la culture afro américaine et la culture européenne. Ces deux cultures se sont rencontrées à un certain moment de l’histoire ce qui explique la raison pour laquelle il existe plusieurs tendances dans le développement du jazz.


La danse jazz et le mot « jazz »

Le mot "jazz" est assez récent dans le vocabulaire, il a été écrit pour la première fois en 1917 sous cette orthographe. Il existe de nombreuses pistes bien différentes les unes des autres quand à la signification de ce mot :

"Jas" : argot sénégalais à forte signification sexuelle.
"Jazz" : dériverait du mot chas, chase (chasse). 
"Jasm" : (dictionnaire de 1860) énergie, dynamisme, vitalité.
"Jass" : jeu de cartes
"Jazz" : définition de musiciens. Il semblerait qu’à l'époque de la minstrelsy il y avait un musicien, danseur qui s'appelait "JASBO" il était très populaire et chaque fois qu'il jouait le public criait "we want more Jasbo".

Le jazz : spontanéité et expression de vie

La danse jazz est, à la base, essentiellement spontanée. Une qualité liée à la culture africaine, où la musique et la danse n’étaient pas une expression artistique mais celle de la vie, des émotions d’un quotidien célébré. Cette essentialité se traduit par l’expression du rythme : le cœur qui bat, la pulsation de la marche, la respiration, … . Autant d’accents que traduisent les rythmes percussifs et la polyrythmie, produits autant par le corps que par les instruments.

A travers cette spontanéité s’exprime l’essence organique du jazz. C’est l’une de ses forces vives. C’est aussi pour certains ce qui relègue la danse jazz loin de la danse « sérieuse » issue des valeurs aristocratiques : le règle, l’apprentissage, la reproduction de l’identique à des fins de perfection formelle. Cependant, la danse jazz adaptée à la scène doit en adopter les cadres ; la spontanéité n’y a guère de place sauf brièvement au sein des numéros de vaudevilles ou de revues. Les sources récréatives et sociales de la danse jazz sont supplantées par une recherche de composition, d’écriture et de sophistication, en particulier dans le domaine de la comédie musicale, d’où procède la danse jazz « chorégraphiée ».

Le jazz : importance rythmique

Le jazz est essentiellement rythmique. Il permet de communiquer, de partager, mais également de survivre et se savoir vivant en extériorisant ses émotions. Il a permis de se sentir frères dans les plantations, les chantiers, les villes, les taudis, les ghettos, les cités, … . Il permet d’exprimer la misère, l’exclusion, la rage et le désir de vivre. La danse hip hop, qui est l’évolution de la danse jazz, est basée sur la même philosophie.

Le Jazz : essentiellement social

Le jazz est avant tout populaire, ce qui ne l’aide pas à son admission dans le cercle « savant » des Arts… Il développe d’instinct l’emprunt et les contrastes : culture noire, culture blanche, cultures du monde, mélange des gammes, des mouvements, des rythmes, des styles, du passé et du présent, du noble et du prosaïque, … . Le jazz est donc un grand « melting pot » culturel qui as permis le partage entre différentes cultures et civilisations.

Le jazz : expressif avant tout

Des danses de plantation au crépitement des claquettes, de l’époustouflant lindy hop à la danse jazz, des comédies musicales, de l’exploration des danses ethniques au jazz de concert, des prouesses acrobatiques du hip hop et du krump aux recherches du jazz chorégraphié d’aujourd’hui, les racines du jazz nourrissent un arbre généalogique en croissance constante.

Le jazz : danse de contraste

 

Un contraste est une forte et nette opposition entre deux choses. Nous retrouvons dans le jazz grand nombre de contrastes à plusieurs niveaux : sur le plan de son histoire, de sa nature constitutive, et au sein même des formes expressives qu’il crée musicalement et chorégraphiquement. Le contraste originel réside évidemment dans la cohabitation sur le sol américain, à partir du 17éme siècle, de deux populations de cultures, de valeurs et d’esthétiques radicalement différentes : l’une, blanche, de tradition européenne, libre et dominante, et l’autre noire, de tradition africaine, asservie.

Dans toutes les « composantes » de la danse jazz, et plus largement de la danse d’expression africaine américaine, danseurs et chorégraphes de toutes époques ont excellé dans la création et le maniement des contrastes riches et variés, que ce soit les danses jazz social des années 1920, chez les danseurs de claquettes ( Fred Astaire, Nicolas Brothers, Savion Glover…), dans les chorégraphies de Katherine Dunham, Donald Mac Kayle, Alvin Ailey, Talley Beatty, dans la danse de Jack Cole et de tous ceux qu’il a largement influencés (Jerome Robbins, Bob Fosse, Matt Mattox…).

Le jazz : inexplicable énergie

 

 La vivacité qui caractérise le jazz, l’énergie qui s’en dégage, l’ardeur qu’il génère semblent liées à une certaine perception du temps. Celle-ci trouve sa source première dans un rythme prégnant, une pulsation toujours sous-jacente. Il n’est qu’à observer les musiciens de jazz la marquant du pied ou de la tête, ou la récréation participative des spectateurs en mouvement sur leur siège, pour en faire un premier constat. Ce pouvoir kinesthésique du jazz est de l’ordre de la communication.

Ce qui explique peut-être la profusion de mouvements si souvent reprochée à la danse jazz : l’envie irrépressible de se laisser prendre par la musique pourrait être le sens même de cette profusion de danse, spontanée et généreuse. Le jazz est ivresse.

 

Le Jazz en résumé

C'est un moyen d’expression populaire qui est né de la synthèse des danses rituelles africaines avec les danses européennes, elles ont interagi pendant 300 ans dans le berceau américain. La danse jazz a réussi la symbiose de deux traditions, elle accepte de devenir une composition savante mais elle refuse de se couper de sa racine qui est la danse africaine.

Danser le jazz c'est pouvoir réaliser tous les gestes que l'on désire sans souci de trahir un courant artistique ou une école. 

Danseurs et chorégraphes célèbres dans la danse Jazz.

Jack Cole

Bob Fosse

Jerome Robbins 

Katherine Dunham

Lester Horton

Joe Frisco

Cholly Atkins

Martha Graham

Matt Mattox

Gus Giordano

Al Gilbert

Juin Taylor

Claude Thompson

Lynn Simonson 

Delavallade Carmen

Alvin Ailey

Arthur Mitchell

James Truitte

Mia Michaels

Gillian Lynn

Graciela Daniele

Lynne Taylor Corbett

Kate Marshall

Susan Stroman

Barry Lather

Joe Lantieri

Joe Orlando

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The spirit moves produit par Mura Dehn (1950)

All that Jazz (Bob Fosse - 1979)

42nd Street (Lloyd Bacon – 1933)

The Company (Robert Altman – 2003)

Fame (1980)

Flashdance (1983)

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