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Danse du ventre

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La danse orientale : introduction

La danse orientale ou "danse du ventre", terme adopté par les colonisateurs français, se traduit en arabe par "raqs el sharqi". Elle comprend de nombreuses danses folkloriques fort différentes et est plus souvent connue par les styles suivants : "sharqi" style savant et noble, "baladi" style plus populaire mais également le "saïdi" danse guerrière masculine à l'origine et reprise par les femmes, se caractérisant par l'usage de cannes et de nombreux sauts de jambes. Cependant, ces styles sont loin de représenter comme on le croit souvent toute la danse, dite orientale, qui englobe de nombreuses danses plus ou moins locales comme les danses berbères du Maroc, les fabuleuses danses tsiganes des Balkans et bien d’autres encore. 

Bref, cette danse ancestrale semble être commune, hormis quelques différences, à tous les peuples de l'Asie, d'Afrique du Nord et aussi traditionnellement à tout le bassin méditerranéen. 

La danse orientale est une danse à la gloire des femmes, elle est un appel à la joie, à la célébration du miracle de l'amour et de la vie. Elle est également un moyen d'expression corporel qui permet d'être en harmonie dans son corps et dans son esprit.

Les origines de la danse orientale

Il existe peu de sources d’informations valables concernant la danse orientale, mais l’hypothèse la plus probable est que cette danse est née dans les temples Egyptiens de l’antiquité. A l’origine, elle était associée aux anciens rites  de fertilité , mêlant à la fois à la religion  et à l'ésotérisme .

Du temps des pharaons, les prêtresses sacrées faisaient tournoyer leur corps et ondulaient leur ventre afin que la déesse de l’amour et de la fécondité vienne prendre possession d’elles.

C’est avec les mêmes mouvements ronds des hanches, des bras et des mains, que les initiées indiennes célèbrent Kali, déesse de la fertilité depuis des millénaires. Au cinquième siècle, une grande partie des tribus tziganes quitte l’Inde chassée par la famine ; certaines partent vers l’Europe en passant par la Turquie, les autres suivent la côte sud, traversent la Mésopotamie et arrivent en Egypte. Une dernière vague ira jusqu’en Espagne. Les gitanes ont emmené leurs traditions, qu’elles adaptent aux coutumes locales ; c’est ainsi qu’on attribue également aux gitans certaines origines du flamenco.

Histoire et évolution de la danse orientale

Au 18ème et 19ème siècle, on distinguait en Egypte plusieurs styles  de danse : la danse des dames (en arabe hawanem). Les dames, issues de la classe aisée, n’étaient pas des professionnelles mais exerçaient l’art de la danse avec beaucoup de finesse et d’élégance, dans des endroits fréquentés uniquement par des femmes. Les hommes ainsi que les étrangers n’étaient admis en aucun cas. Les femmes qui exerçaient le métier de danseuse faisaient partie de la tribu tsigane des Ghawazi, installée en Haute-Egypte. Elles dansaient pour le petit peuple,  et n’avaient pas une bonne réputation, contrairement aux  almées (en arabe « awalem »), qui étaient également des danseuses professionnelles, mais plus respectées par le public.

Selon les historiens, c’est en 1852 que la première école de danse orientale vit le jour dans le quartier de Chabrakhi. On y donnait des cours aux jeunes filles de 10 ans.

C’est lors de la campagne Napoléonienne en Egypte  fin du XVIIIe siècle (1798-1801) que les occidentaux, et plus particulièrement les français, ont découvert cette danse. Venant d'une société puritaine, la moindre nudité représentait pour eux un puissant aphrodisiaque. En voyant ces femmes se déhancher langoureusement alors que l'Eglise de l'époque considérait la danse comme diabolique, ils assimilèrent la danse orientale à une invitation à la luxure. Cette interprétation a été nuancée depuis et est devenue un fantasme lié à la sensualité dans l'esprit de nombreuses personnes. La danse orientale est traditionnellement pratiquée par les femmes, car cet art en exprime toute la féminité et la sensualité mais nullement la luxure ou l’invitation aux rapports sexuels.

La danse orientale va connaître une évolution sans précédent dans toute son histoire à partir du début du 20ème siècle. C’est en 1926 qu’une femme d’origine syro-libanaise, nommée Badia Masabni, entreprit d’ouvrir le plus grand  casino au Caire, le « Casino-Opéra », offrant des spectacles de qualité à un public colonial, touristique et à l’aristocratie égyptienne. Badia Masabni envisagea de développer une danse plus sophistiquée et plus raffinée que la danse des ghawazi et des almées, en utilisant des éléments nouveaux tel un décor somptueux, une plus large utilisation de l’espace, un vocabulaire technique plus riche (inspiré du folklore ainsi que des bases de danse classique), l’introduction du voile et du costumes deux pièces à sequins, inspirés tous deux du style hollywoodien. Ainsi naît le Raqs el Sharqi, beaucoup plus riche et plus technique que son ancêtre « raqs baladi » (danse populaire ou citadine). 

Les années 1930-40 constitueront l’âge d’or de la danse orientale en Egypte. De célèbres artistes, comme Samia gamal et Tahia Carioca,  firent leurs premiers pas au « Casino-Opera »  et rendirent célèbres la danse orientale également grâce aux comédies musicales. 

Le « Casino-Opera » était un passage obligé, qui permettait à toute danseuse, chanteur ou musicien d’atteindre une certaine notoriété. Farid El Atrache, célèbre chanteur égyptien, fit ses premiers pas au casino de Badia Masabni. L’ère du « Casino-Opera » est révolue et des générations de danseuses s’y sont succédées depuis cette période : celle de Nagwa Fouad, Sohair Zaki, Mona Saïd, Fifi Abdou, Lucy, Dina. Mais danser dans une société où l’intégrisme augmente relève d’un véritable parcours du combattant, aussi certaines danseuses préfèrent abandonner leur carrière et porter le voile. Depuis le début des années 80, l’occident connaît un véritable engouement pour la danse orientale. Ayant subi une grande évolution, la danse orientale est devenue très technique, avec beaucoup de déplacements, jeux de hanches, utilisation de chaque partie du corps de façon isolée, ondulations du bassin, utilisation d’accessoires relevant du folklore égyptien.

Aujourd’hui, la danse orientale est enseignée au même titre que la danse classique,  le modern jazz,… dans un style académique. Nous sommes bien loin de la « danse du ventre » de l’époque coloniale de Bonaparte. La danse orientale entre dans une nouvelle ère de son histoire, et elle gagne de plus en plus en reconnaissance grâce aux artistes actuelles qui tentent de relever son niveau dans le monde entier.

Les apports de la danse orientale pour les femmes

La danse du ventre est particulièrement adaptée au corps de la femme car elle sollicite souplesse et tonicité du buste, des épaules, des bras, des mains et du bassin, mais surtout du ventre, car les abdominaux travaillant en profondeur et galbent la ligne. Elle permet de tonifier les cuisses et d'assouplir les articulations. 

La danse orientale est unique en son genre, bien qu'elle se décline en différentes variantes selon le pays où elle est pratiquée. De façon générale, elle se caractérise par la souplesse et la sensualité des mouvements. De plus, la danseuse évolue autant sur des rythmes saccadés que lascifs. La danse orientale n'est pas directement érotique, mais plutôt sensuelle. Elle permet à la danseuse d'exprimer et d'assumer sa sensualité avec grâce. Pour atteindre un niveau professionnel, on dit qu'il faut s'entraîner plusieurs heures par jour ! 

Artistes danse orientale

Danseuses orientales Egyptiennes

- Tahia Carioca

- Samia Gamal 

- Neima Akef  

- Fifi Abdou 

- Chafiqua

- Randa Kamel

- Raqia Hassan

- Dandesh

Danseuses orientales dans le monde

- Saïda (Argentine)

- Amir Thaleb (Argentine)

- Lulu Sabonggi (Brésil)

- Amar Gamal (USA)

- Jillina (USA)

- Yousry Sharif (USA)

- Rachel Brice (USA) 

- Orit Maftsir (Israël)

- Asi Haskal (Israël)

- Amani (Liban) 

- Hadia, Aziza (Canada)

- Samia, Amelia (Canada)

- Yasmina Ramzy (Canada) en Allemagne: 

- Leyla Jouvana (Allemagne)

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